|
Société des Langues Néo-latines |
||||||
| accueil | Vie de la société : Calendrier des manifestations 2006 | |||||
|
||||||
|
|
||||||
| Position des Néo-latines sur la « certification complémentaire » et sur la « mention complémentaire » au Capes | ||||||
| C’était obligatoire ! Avec deux appellations aussi proches pour des épreuves envisagées au Capes, il y a eu une confusion dans le titre d’un communiqué paru dans le dernier numéro de notre revue. Les inventeurs de la « mention complémentaire » auraient dû baptiser cette nouvelle épreuve, dans l’arrêté ministériel du 26 juillet 2005, d’une façon différente, pour éviter la confusion avec la «certification complémentaire». | ||||||
|
Nous tenons à préciser haut et fort que nous sommes d’accord avec l’instauration d’une épreuve de « certification complémentaire ». |
||||||
Cette épreuve du Capes vise à permettre, par exemple, à un lauréat du Capes d’histoire qui aura obtenu cette certification - par quelles modalités ? nous ne le savons pas - de faire des cours d’histoire du programme français des collèges et des lycées, en langue étrangère. Nous sommes d’accord car le Capes d’histoire aura préalablement évalué les aptitudes conceptuelles et méthodologiques ainsi que les connaissances culturelles de ce lauréat, et le jury du Capes de langue pourra le certifier « complémentairement » pour enseigner une langue vivante. Dans un lycée de Bordeaux qui possède des classes préparatoires scientifiques, trois professeurs font depuis deux ans déjà des cours de mathématiques en anglais. Oh, bien entendu, c’est l’anglais qui sera choisi la plupart du temps! Allons, chers collègues, nous devons être optimistes et surtout « modernes », il y aura bien quelques historiens dans des lycées et des collèges pour faire leurs cours en langue romane. Nous sommes même prêts à publier ici la liste des établissements qui utilisent cette possibilité. Et l’argument de la réciprocité finira de nous convaincre. Nous venons d’apprendre qu’en Roumanie, où l’enseignement et la pratique est en perte de vitesse, des professeurs de mathématiques et d’histoire font leur cours en français. C’est une vraie façon de reconquérir le terrain perdu et d’empêcher que notre langue ne disparaisse complètement de ce pays où elle était naguère très étudiée et pratiquée! |
||||||
| Mais nous maintenons notre opposition à la «
mention complémentaire » et nous ne sommes pas les seuls car cela réduit les objectifs de l’enseignement
des langues au seul objectif communicationnel qui est très important, forcément, mais insuffisant
pour la formation des élèves. Admettre cette réduction d’objectifs, ce serait favoriser la sortie à moyen terme de l’enseignement des langues du système éducatif. Des instituts divers, étrangers ou français, des écoles municipales de langue n’attendent que cela. Les hispanistes savent bien que depuis plusieurs années, dans plusieurs villes d’Espagne, seul l’anglais est vraiment enseigné en lycée tandis que les autres langues sont enseignées dans des « Academias de lengua » pour les adultes, les lycéens et les collégiens. C’est un vrai danger pour l’enseignement des langues ! |
||||||
| Lettre adressée sur la « mention complémentaire » dès le 26 septembre 2005 au ministre de l’éducation nationale : | ||||||
| Société des Langues Néo-latines Le président Paris, le 26 septembre 2005, Monsieur Gilles de Robien Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Monsieur le Ministre, La Société des Langues Néo-latines avait été préoccupée par les affirmations du rapport Périssol, adopté en avril 2005 par la «Mission sur les savoirs enseignés à l’école» de la commission culturelle, familiale et sociale de l’Assemblée nationale, selon lesquelles «l’approche par disciplines pour définir le contenu des enseignements n’est pas pertinente…». Nous avions alors déclaré que si cette opinion était prise en compte un jour, elle représenterait une menace très grave pour les collégiens et les lycéens. Pour nous, le Second degré doit rester un niveau d’enseignement spécifique, comportant des disciplines enseignées par des professeurs spécialistes, certifiés ou agrégés. Nous n’excluons pas pour autant une part de travaux interdisciplinaires, à condition qu’ils ne soient pas imposés autoritairement et qu’ils disposent de moyens horaires. Or, l’arrêté ministériel du 26 juillet 2005 ( Journal Officiel du 10 août 2005 ), pris sans aucune concertation avec nos diverses associations, instaure de nouvelles modalités de recrutement selon lesquelles les candidats à d’autres Capes que ceux de langues pourraient obtenir une validation d’un niveau de langue par une seule épreuve qui leur permettrait d’enseigner cette matière. Devons-nous considérer cet arrêté comme un début d’application de la volonté d’organiser l’enseignement du Second degré sans tenir compte des disciplines? Nous défendrons ce qui est pour notre Société un principe intangible: les langues vivantes, comme les autres disciplines, nécessitent un enseignement spécifique, à la charge de professeurs dûment formés par plusieurs années d’enseignement universitaire et recrutés par des concours nationaux comportant plusieurs épreuves dont le but est d’évaluer le niveau linguistique mais aussi le niveau culturel des candidats. Un candidat qui pratique une langue sans connaître la culture du ou des pays où elle est parlée ne peut être considéré comme un professeur de langue. Ce serait faire fi de la formation générale qui s’acquiert par l’apprentissage des langues vivantes en collège et en lycée , car celui-ci met en jeu de multiples opérations cognitives très formatrices, du moins quand les effectifs des classes et le nombre d’heures hebdomadaires le permettent. Ne jugeons pas les résultats quand les conditions nécessaires d’enseignement ne sont pas réunies. Monsieur le Ministre, nous souscrivons sincèrement à votre politique d’apaisement des relations entre le Ministère de l’Éducation et les organisations d’enseignants, c’est pourquoi nous sommes prêts à nous rendre à toute réunion de concertation que vous organiseriez sur les conditions du recrutement des professeurs, en même temps que les autres association de linguistes, enseignants-chercheurs des universités et professeurs spécialistes des lycées et des collèges qui le souhaiteraient. Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération distinguée. |
||||||
|
Recevez nos meilleurs voeux de bonne année 2006 pour vous et vos familles ! |
||||||
| Adhésion + Abonnement = 40 € seulement | ||||||
| l'adhésion à l'association et l'abonnement à sa revue, publication trimestrielle connue et reconnue, consacrée à des articles de littérature, de culture, de pédagogie et de défense des langues vivantes ( publication trimestrielle qui comporte de 500 à 800 pages par an). | ||||||
| Tout amateur des langues, des cultures et des littérature romanes, peut également, sans être adhérent, s'abonner à notre revue pour l'année 2007-2008, pour 40 euros. | ||||||
|
||||||
| Il vous suffit d'adresser un chèque bancaire ou postal
de 40 euros à l'ordre de la Société des Langues Néo-Latines pour l'année 2006-2007
en indiquant votre nom et adresse à : Madame Laborde, 11, avenue Martelet, 94500 Champigny sur Marne Renseignements au : 01 47 06 19 02. ou Email |
||||||