Société des Langues Néo-latines

 accueil   Editorial du dernier numéro  
 

    Pourquoi adhérer ?

Publication trimestrielle Avril 2005 N° 332

 
 

Règle impérative à appliquer pour la défense de l'enseignement des langues : pour assurer la survie de l'enseignement des langues vivantes, ne jamais se décourager, cent fois sur le métier remettre son ouvrage.

 
 

C'est ce que nous avons fait avec une grande constance depuis 1998, sans craindre l'effet de répétition, peu esthétique mais souvent efficace, en demandant le rétablissement d'horaires hebdomadaires minimum pour les langues :

 
  - les TPE (travaux personnels encadrés) en Terminale étaient financés, depuis 1998, au détriment de certaines matières, dont les langues, réduites à la portion congrue. Certaines matières en tiraient profit, les matières à programme comme l'histoire, la biologie, des matières dans lesquelles la méthodologie à faire acquérir par les élèves est un objectif important.
- des matières d'apprentissage long et progressif comme les langues y trouvaient moins leur profit et perdaient de nombreuses heures de cours.

Nous ne referons pas ici la liste de nos tractations, démarches, lettres pour reconquérir un horaire hebdomadaire de trois heures pour les langues. Disons simplement que nous continuons nos rencontres au plus haut niveau pour éviter la réduction à deux heures de cours par semaine.
 
     

Nous sommes d'accord avec deux points de la réforme annoncée :

 
  - le principe du dédoublement des effectifs en langue vivante en Terminale est pour l'instant une bonne intention. Remarquons simplement que le ministre n'a encore fixé aucun seuil de dédoublement, et que nous n'aimons pas le flou. Si le ministère n'impose pas de règles strictes, si les dédoublements sont laissés à l'appréciation des recteurs, nous savons où nous allons.
- nous sommes, bien entendu, d'accord aussi avec le passage dans le tronc commun, à partir de la seconde, de la deuxième langue vivante et nous remercions vivement les responsables de l'association des professeurs de sciences économiques et sociales d'avoir eu une action déterminante dans cette bonne décision.
 
Nous sollicitons votre avis :  
  Quant aux groupes de compétences en langue, il est nécessaire que les adhérents nous donnent dès à présent leur opinion s'ils ont déjà pratiqué cette organisation des classes ou qu'ils s'engagent à nous la donner dès qu'ils la pratiqueront. Nous en étudierons objectivement les résultats en publiant des articles de synthèse dans la revue.  
Un nouveau danger pour les langues romanes :  
  - depuis quelques années, certains organismes, dont l'Union latine, croyant sans doute bien faire, proposent d'enseigner, non pas les langues romanes séparément, mais une intercompréhension des langues romanes, une espèce de système D. D'après nous, l'intercompréhension des langues romanes ne s'enseigne pas, elle se pratique naturellement.
- De toute façon, quelques régles philologiques de dérivation à partir du latin ou des caractéristiques phonétiques des diverses langues romanes sont enseignées depuis toujours dans les cursus universitaires.

- Lors de l'assemblée générale du 4 juin 2005, nous examinerons ce projet et nous prendrons position! Pour l'instant, nous voyons surtout s'exprimer ainsi, indirectement, un mépris pour les langues du Sud de l'Europe, indignes sans doute, pour certains, d'un véritable enseignement spécifique. En entendant certains propos sur les langues " faciles " et les langues " difficiles ", nous revivons des périodes déjà vécues. C'est sans doute une démonstration très scolaire de l'existence d'un temps cyclique, où tout revient, à l'instar de ce qu'a génialement mis en lumière Gabriel García Marquez dans Cien años de soledad. Les Néo-latines auront cent ans dans quelques mois. Il fallait donc que nous revivions les années 1970, sans aucun changement par rapport aux raisonnements - " para decirlo de algún modo " - de l'époque.

- Sans vouloir être désobligeants pour personne, nous affirmons fortement que nous n'enseignerons pas l'espéranto du Sud de l'Europe, pas plus que les langues du Nord ne veulent que l'on enseigne un volapuk !

Audition par la Commission culturelle du Sénat de plusieurs associations de spécialistes, dont les Néo-latines, le 8 février, sur le projet de loi Fillon:

Voici ce qui a été répondu à un sénateur, ancien professeur de collège, qui était intervenu après l'exposé introductif de notre porte-parole, en résumant outrancièrement nos demandes par un agressif " ce que vous voulez, c'est la transformation des IUFM en C.F.A (centre de formation des apprentis)"
 
Réponse de Bernard Capdupuy, Président de la Société des Langues Néo-Latines  
  " Il ne s'agit pas de transformer les IUFM en CFA, mais de faire cependant une plus grande place :
1°) aux formateurs du terrain capables d'analyser, à l'issue d'un cours, les démarches réellement suivies.
2°) aux formateurs disciplinaires plus distanciés du terrain qui réunissent le mercredi des groupes de stagiaires pour traiter en commun des problèmes d'enseignement de la discipline.
( didactique des langues par exemple).
3) interventions nécessaires, dans la formation des professeurs, de spécialistes de diverses sciences et pas seulement des sciences de l'Education : je cite par exemple la psychologie, la philosophie de l' Éducation, etc.

J'ai à poser, par ailleurs, une question : quel master auront à préparer les futurs professeurs agrégés et certifiés ?

1°) celui que les UFR des universités mettent en place dans le système Licence, Master, Doctorat et qui peut être, à la fin de la cinquième année d'études supérieures, soit un master de recherche, soit un master d'enseignement
2) ou le master professionnel que les directeurs d'IUFM préconisent dans leur dernier projet (14 janvier 2005)?
Cela doit être clarifié. "
 
Vie de la Société  
  Une association loi de 1901 doit régler de plus en plus de problèmes administratifs, comme une entreprise. C'est ainsi que La Poste va nous obliger à faire des étiquettes d'envoi des revues de plus en plus compliquées. Des responsables de La Poste sont allés jusqu'à nous confier que les petites enteprises ne les intéressent pas ! Devrons-nous, pour leur complaire, nous transformer en multinationale ?  
Programme des réunions et manifestations de l'année 2005 auxquelles sont convoqués les adhérents et les abonnés :  
  Samedi 4 juin 2005 : L'assemblée générale aura lieu le samedi 4 juin 2005, de 14h30 à 17h30, à l'Institut Hispanique, 31, rue Gay-Lussac, à Paris Vème.

Vendredi 18 novembre 2005, matin et après-midi : Colloque Concours, amphithéâtre Poincaré, Carré des Sciences, ancienne École Polytechnique, 25, rue de la Montagne Sainte-Geneviève, Paris Vème. S'inscrire dès maintenant auprès de Madame Laborde (deux cents places).

Samedi 19 novembre 2005 : Centenaire des Néo-latines, matin et après-midi, à l' amphithéâtre Louis Liard de la Sorbonne. S'inscrire dès maintenant auprès de Madame Laborde. (Une centaine de places seulement).

Le dimanche 20 novembre 2005 sera organisée une visite culturelle à Paris.
 
Adhésion + Abonnement = 37 € seulement au lieu de 45 €  
   Je me permets d'insister à nouveau auprès des collègues qui n'ont pas encore réglé leur cotisation et leur abonnement de l'année 2005-2006.
Adressez-vite votre chèque de 37 euros à notre dévouée trésorière, Madame Laborde. Vous lui éviterez ainsi de vous adresser un rappel, coûteux en temps et en argent ! Merci !

Le président,
Bernard Capdupuy
 
  L'adhésion à l'association et l'abonnement à sa revue, publication trimestrielle connue et reconnue, consacrée à des articles de littérature, de culture, de pédagogie et de défense des langues vivantes ( publication trimestrielle qui comporte de 500 à 800 pages par an). Cette cotisation est réduite au maximum.  
     
  Tout amateur des langues, des cultures et des littérature romanes, peut également, sans être adhérent, s'abonner à notre revue pour l'année 2005-2006, pour 45 euros.
Tarifs pour l'étranger sur demande au 01 47 06 19 02.
 
 

Pour visualiser : Téléchargez Acrobat Reader

Bulletin d'abonnement et Bulletin d'adhésion

Bulletin Tarif Réduit Etudiants et Stagiaires

 
  Il vous suffit d'adresser un chèque bancaire ou postal de 37 euros à l'ordre de la Société des Langues Néo-Latines pour l'année 2005-2006 en indiquant votre nom et adresse à :
Madame Laborde, 11, avenue Martelet, 94500 Champigny sur Marne
Renseignements au : 01 47 06 19 02. ou
Email