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Société des Langues Néo-latines |
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Publication trimestrielle Janvier 2005 N° 331 |
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Le " dédoublement des classes de langues vivantes en Terminale " sera inscrit dans la future loi d'orientation que présentera au Parlement le ministre de l'Éducation nationale au cours de l'année 2005. |
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| Les Néo-latines demandent depuis longtemps que les effectifs des classes soient limités à un peu plus d'une vingtaine d'élèves par classe et que les horaires soient, avec le même groupe, de trois heures hebdomadaires mimimum. Pendant l'année 2004, nous l'avons encore demandé lors d'une entrevue accordée en janvier 2004 à la Conférence des présidents d'associations de spécialistes par un conseiller du premier ministre, puis au Ministère de l'éducation nationale quand la Conférence fut reçue par la directrice adjointe du Cabinet en juin 2004. Cette mesure annoncée, d'après plusieurs collègues, n'est qu'un pis-aller car, retrouver les élèves en grand groupe pendant une heure, après que chaque moitié de classe aura progressé séparément, pose beaucoup de problèmes pédagogiques. C'est tout de même un petit progrès par rapport à des classes de terminales de 35 élèves ou plus qui, cette année encore, doivent préparer en deux heures hebdomadaires, à la fois au baccalauréat L et au baccalauréat ES, à des épreuves écrites et des épreuves orales différentes ! | ||||||
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un horaire minimum garanti de trois heures hebdomadaires de cours par élève, et le statut |
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| Quand nous avons exprimé ces demandes , nous avons bien
expliqué qu'elles n'avaient rien à voir, ni de près ni de loin, avec une quelconque condamnation
des travaux interdisciplinaires. Nous avons seulement affirmé que ces travaux doivent être financés
par des moyens horaires propres et non par l'amputation d'horaires disciplinaires déjà insuffisants.
Nous sommes par ailleurs révoltés par le manque évident de considération pour les langues vivantes qui s'est fait jour dans la presse nationale et régionale, à propos de l'annonce de cette réforme, à la fin du mois de novembre. Cette mesure aurait dû profiter " aux matières traditionnelles " plutôt qu'aux langues vivantes, rapporte un quotidien national. Quant à la pédagogie des langues, elle semble inconnue d'un proviseur qui déclare, dans un journal régional, Ouest-France du 27-28 novembre 2004 en l'occurrence, que les TPE permettent enfin de sortir du schéma " le professeur parle, les élèves écoutent ". Ce proviseur feint d'ignorer que les professeurs de langue favorisent, depuis trente ans au moins, la participation orale des élèves. Un penseur, sur le ton péremptoire qui lui est habituel quand il parle de pédagogie, déclare que ce qui est important, dans l'enseignement des langues, " ce sont les débuts ". Voilà revenir l'argument selon lesquels quelques rares heures en lycée permettraient d'entretenir le niveau que les élèves auraient acquis à l'école et au collège! Arrêtons-là la liste de ces désolantes gracieusetés. Les bonnes paroles ministérielles ne suffisent pas pour que la diversification annoncée des langues vivantes s'établisse réellement à partir du CE1 : La commission Thélot est allée jusqu'à préconiser la généralisation, dès l'école élémentaire, de l'enseignement d'un " anglais de communication internationale ". Quel témoignage clair de l'intérêt que cette commission accorde à la valeur formative des langues! Les nombreuses associations de défense de la langue française, qui a de plus en plus besoin d'être défendue, ont su répliquer avec l'ironie qui convient pour saluer la perspicacité de cette proposition de réforme! Elles ont même décerné un prix bien mérité! Monsieur le Ministre Fillon ne semble pas d'accord avec cette généralisation de l'anglais à l'école élémentaire. Il a proposé, dans diverses émissions, que d'autres langues de pays voisins ou très proches soient aussi enseignées dès le CE1. C'est une bonne intention ! La réalisation concrète dépend des rectorats, des académies et des établissements scolaires où les professeurs doivent se faire entendre de toutes les instances de décision. Sur un autre problème, le baccalauréat en contrôle continu, nous ne sommes pas d'accord avec le ministre et nous avons contribué à rédiger, avec d'autres associations de spécialistes, une motion en cours de signature, publiée sur ce site et que nous vous demandons de faire signer par vos collègues et de diffuser. Vie de la Société Chers collègues adhérents, chers abonnés proches ou lointains, nous vous remercions vivement d'avoir répondu rapidement et en grand nombre à l'appel à payer d'urgence votre cotisation ou votre abonnement qui avait été formulé dans le dernier éditorial. Nous souhaitons que les oublieux s'acquittent de leur cotisation annuelle sans attendre de rappel. Eh oui, les Néo-latines sont aussi une entreprise qui doit payer des frais éditoriaux importants! Certaines bibliothèques semblent l'ignorer. Nous sommes très surpris que l'une d'elles se soit étonnée de ne plus recevoir gratuitement notre revue, alors, nous dit son directeur, que celle-ci intéresse régulièrement beaucoup de lecteurs! Est-ce que cette bibliothèque ne paie aucun abonnement pour les autres revues qu'elle reçoit ? La nôtre n'est pas différente des autres, elle ne vit pas d'amour des langues et d'eau fraîche ! Dans l'histoire des Néo-latines, pendant les périodes pionnières, quand aucune langue romane n'était encore vraiment développée, le pourcentage d'adhérents par rapport au nombre de professeurs était important ! Les professeurs d'italien et de portugais connaissent bien l'importance de la défense constante des langues. L'expansion de l'espagnol, en revanche, a l'inconvénient d'induire en erreur certains de nos collègues hispanistes qui ne jugent pas utile de s'associer pour défendre leur discipline. Ils sont persuadés que l'espagnol est installé pour l'éternité dans les lycées, les collèges et les universités. Rien n'est moins sûr! Un ministre, un jour, peut changer d'un trait de plume les conditions d'enseignement des langues, en s'appuyant sur le manque de considération pour cet enseignement qui se généralise dans la société française, comme nous l'avons vu plus haut. Ce serait de l'angélisme de ne pas envisager qu'il existera , un jour ou l'autre, un réel danger de municipalisation d'une grande partie de l'enseignement des langues pour les enfants et les adolescents. Quelle sera alors la formation des enseignants ? Où se fera-t-elle? Les postes seront-ils réservés " aux natifs ", formés dans leur pays sur le modèle de ce qui se fait en France pour les enseignants du " français langue étrangère "? Ce système existe déjà en Espagne, dans les " academias de lenguas " municipales, distinctes des lycées et des collèges, et il convient de se rendre compte qu'en France aussi les communes sont de plus en plus intéressées par diverses activités de formation et d'enseignement entièrement à leur charge. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder ce qui se passe dans l'enseignement des arts. Spécificités des Néo-latines qu'il faut conserver à tout prix, pour le bien de toutes les langues romanes : Si les Néo-latines n'existaient pas depuis cent ans, il faudrait les inventer! Notre association - société savante a la grande chance de regrouper les professeurs de l'enseignement du second degré et de l'enseignement supérieur et c'est une force ! Fort peu d'associations de spécialistes ont gardé cette structure du milieu du XXème siècle. Les Néo-latines, l'association des historiens , l'association des philosophes en connaissent bien l'importance au moment de présenter des revendications au Ministère de l'éducation nationale. Nous voulons espérer également qu'il est inutile de préciser, après tant de lettres de défense de toutes les langues romanes adressées au ministère et souvent publiées ici, dans notre revue, tant de démarches sur le nombre de postes aux concours d'espagnol, de portugais, d'italien et sur la nature des épreuves ou sur la présence de secondes langues en option, que ce que nous défendons, ce sont toutes les langues romanes! Au moment où cet éditorial est rédigé, une nouvelle lettre demandant le maintien de l'option de portugais, de catalan, de latin à l'agrégation externe d'espagnol est en préparation , en étroite et amicale collaboration avec la S.H.F. |
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| Le Centenaire de la Société des Langues Néo-latines : | ||||||
| Le samedi 19 novembre 2005, de 9h à 17h, journée
du Centenaire, dans la salle Louis-Liard de
la Sorbonne, nous expliquerons et illustrerons, avec l'aide de vous tous, ce que sont et ce que font les Néo-latines.
Madame Laborde est prête, comme d'habitude, à enregistrer vos inscriptions (adresse et téléphone
indiqués dans la revue). La veille, le vendredi 18 novembre 2005 aura lieu, à l'ancienne École Polytechnique, l'habituelle journée-concours sur les nouvelles questions des programmes. Le Comité national se réunira à Paris le samedi 12 mars 2005 , de 14h30 à 17h30, au 31, rue Gay-Lussac, Paris Vème. L'ordre du jour, qui sera envoyé aux membres du Comité, est déjà très chargé ! Recevez nos vœux les plus chaleureux de bonne année, pour vous et vos familles ! Nous attendons un très grand nombre d'entre vous lors de l'assemblée générale du samedi 4 juin 2005 à 14h30, à l'Institut hispanique, 31, rue Gay-Lussac, à Paris. Nous vous invitons à venir très nombreux célébrer le Centenaire des Néo-latines le samedi 19 novembre 2005 ! Le président Bernard Capdupuy |
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| Adhésion + Abonnement = 37 € seulement au lieu de 45 € | ||||||
| l'adhésion à l'association et l'abonnement à sa revue, publication trimestrielle connue et reconnue, consacrée à des articles de littérature, de culture, de pédagogie et de défense des langues vivantes ( publication trimestrielle qui comporte de 500 à 800 pages par an). Cette cotisation est réduite au maximum. | ||||||
| Tout amateur des langues, des cultures et des littérature
romanes, peut également, sans être adhérent, s'abonner à notre revue pour l'année
2005-2006, pour 45 euros. Tarifs pour l'étranger sur demande au 01 47 06 19 02. |
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| Il vous suffit d'adresser un chèque bancaire ou postal
de 37 euros à l'ordre de la Société des Langues Néo-Latines pour l'année 2005-2006
en indiquant votre nom et adresse à : Madame Laborde, 11, avenue Martelet, 94500 Champigny sur Marne Renseignements au : 01 47 06 19 02. ou Email |
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